Ma première expérience de Vibe Coding avec ChatGPT-5

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Qu’est-ce que le vibe coding ?

Le terme vibe coding a été popularisé par Andrej Karpathy, ancien directeur de l’IA chez Tesla et chercheur reconnu dans le domaine de l’apprentissage profond. L’idée est simple : au lieu de coder seul devant son écran, on “co-programme” avec une IA. On se laisse porter par le flux, un peu comme dans une improvisation musicale : on lance une idée, l’IA propose, on corrige, on affine, et on avance ensemble. L’IA ne se contente pas de donner des conseils, elle génère également du code prêt à être utilisé.

Le contexte

J’ai une formation en informatique de gestion qui date d’avant la venue des de développeur et quelques décennies d’expérience derrière moi. Je connais les bases de données, la programmation, le développement d’application.’entretiens un petit serveur web personnel, et j’ai un site statique généré en Markdown avec Hugo, le tout associé à mon nom de domaine.

Récemment, Dropbox a annoncé la fin de son gestionnaire de mots de passe. Plutôt que de chercher une alternative, j’ai vu là une belle occasion d’essayer le vibe coding : pourquoi ne pas construire mon propre gestionnaire de mots de passe, en mode zero knowledge (c’est-à-dire que tout est chiffré du navigateur jusqu’à la base de données) ?

Le départ avec ChatGPT-5

ChatGPT-5 a pris le rôle de collègue ultra-compétent :

  • Il m’a guidé pour configurer les enregistrements DNS (type A) chez mon registraire.
  • Il m’a montré comment générer des certificats SSL via Let’s Encrypt pour mon serveur Apache2.
  • Il m’a expliqué la création de clés SSH pour GitHub et pour mon serveur distant.

Chaque fois, je n’avais qu’à copier-coller des commandes claires, puis tester. La sensation était réellement celle de travailler avec un pair hyper compétant dans tous les domaines d.intérêtsé

La mise en place technique

Rapidement, les choses ont pris forme :

  • Des fichiers docker-compose distincts pour le développement et la production.
  • Une base de données PostgreSQL conteneurisée.
  • Un backend Django / API REST conteneurisé.
  • Un frontend React conteneurisé, qui tournait rond.
  • La création d’un fichier de clé RSA dédié à l’encodage des données.

Bref, en un rien de temps, j’avais un gestionnaire de mot de passe fonctionnel qui cryptais, décryptais les mots de passe et sauvegardais le tout dans une base de données

En production, c’est devenu plus sportif : les problèmes de CORS (cross-origin resource sharing) se sont invités à la fête. Ce qui devait être une simple fin de semaine de travail s’est transformé en une bonne semaine d’allers-retours entre configurations et correctifs.

Le côté lumineux (et les zones d’ombre)

Là où j’ai été bluffé, c’est par la vitesse. L’IA générait du code, des fichiers de configuration, des scripts complets, parfois en quelques secondes. Je pouvais avancer beaucoup plus vite que si j’avais dû tout relire la documentation moi-même.

Mais il y a aussi eu des moments de friction : ChatGPT avait tendance à “penser plus vite que moi”. Alors que je testais encore une étape, il me bombardait déjà de suggestions pour l’étape suivante. Résultat : introduction d’erreurs, contradictions avec des choix qu’on avait déjà faits… J’ai dû lui dire clairement : “stop, n’avance pas plus vite que moi”.

Conclusion

Au final, cette première expérience de vibe coding m’a laissé une impression très positive. J’ai eu le sentiment de retrouver l’énergie d’un projet perso, mais cette fois avec un partenaire toujours disponible.

Je reste conscient que l’IA n’est pas infaillible : il faut tester, valider, et parfois corriger ses excès d’enthousiasme. Mais comme ancien développeur, je dois avouer que je n’aurais jamais imaginé avancer aussi rapidement seul.

Là où hier j’aurais passé des soirées entières dans la documentation, aujourd’hui je peux construire une application complète en une semaine. Et rien que ça, c’est une petite révolution.